Le printemps
En météorologie, le printemps couvre les mois de mars, avril et mai, c'est-à-dire la période pendant laquelle la durée du jour rallonge et l'ensoleillement progresse dans l'hémisphère Nord.
Le printemps, saison de transition
La transition entre la saison froide et les chaleurs estivales est progressive et plus ou moins précoce selon les années. Les journées froides et parfois humides se raréfient au fil de la saison et alternent avec des jours de plus en plus doux, parfois orageux ou très ensoleillés, au gré de la position des anticyclones et des dépressions.
Moyennés sur la saison, les températures et les cumuls de précipitations sont très variables selon les années.
Soumise à des masses d’air d’origine polaire encore froid, ou à des masses d’air chaud d’origine subtropicale, la France peut connaître de brusques changements de températures. Ces changements sont tout à fait classiques au printemps et s’observent lorsque les centres d’action (dépressions, anticyclones) organisent des flux méridiens (nord-sud) sur notre pays. On peut les observer en toutes saisons mais leurs effets sont particulièrement marqués au printemps. Ainsi, suite à une descente d'air polaire sur le pays, on peut commencer la journée avec des gelées matinales parfois fortes, puis connaître une chaleur quasi-estivale l'après-midi, à la faveur d'un ensoleillement de plus en plus puissant et durable.
Petit tour d'horizon des « normales » et des « extrêmes » du printemps
En moyenne, sur l'Hexagone, la température normale* de la saison météorologique est de 12,1 °C.
Le printemps le plus froid depuis 1900 est celui de 1962 avec 9,4 °C seulement (soit 2,7 degrés sous la normale).
Le printemps le plus chaud est celui de 2011 avec une température moyenne de 13,6 °C (soit 1,5 degrés au-dessus de la normale).
Printemps et changement climatique
L’évolution des températures moyennes printanières en France métropolitaine depuis 1900 montre un réchauffement. Sur la période 1959–2014, la tendance observée est de de l'ordre de +0,3 °C par décennie. Elle est particulièrement marquée à partir des années 1980. Si on considère les températures maximales, la tendance observée est même de +0,4 °C par décennie.
Les chaleurs estivales ont tendance à se produire plus tôt dans l'année, plus fréquemment, tandis que les périodes de gel se raréfient. Cette tendance va se poursuivre dans le futur, avec des vagues de chaleur qui pourraient même débuter au printemps à la fin du siècle. Le risque de gel ne disparaîtra pas : les gelées printanières risqueront de se produire plus tôt dans la saison. Ainsi, avec les hivers plus doux, la saison de croissance de la végétation sera avancée, ce qui rendra les cultures vulnérables à de basses températures au printemps.