Communiqué de presse - Internat de médecine 2026-2027 : Une forte hausse des postes ouverts en Nouvelle-Aquitaine pour répondre aux besoins en santé des territoires - 10/08/2026

10.8.2026 - | ARS Nouvelle-Aquitaine

L’arrêté fixant le nombre d'étudiants de 3ème cycle des études de médecine susceptibles d'être affectés, année universitaire 2026-2027, confirme l'effort engagé pour renforcer la formation médicale en France. Un choix stratégique du Gouvernement : former davantage de médecins, mieux répondre aux besoins de santé des Français et préparer dès aujourd’hui le système de santé des prochaines décennies.

Au niveau national, 10 260 postes d'internes sont ouverts pour la rentrée 2026, soit une augmentation de 15 % par rapport à 2025.

La Nouvelle-Aquitaine bénéficie pleinement de cette dynamique avec 904 postes ouverts, contre 781 l'an dernier, soit 123 postes supplémentaires (+16 %). Cette progression concerne les trois subdivisions universitaires de la région : Bordeaux (+55 postes ; +15 %), Limoges (+33 postes ; +20 %) et Poitiers (+35 postes ; +14 %). La subdivision de Limoges enregistre ainsi la plus forte progression régionale.

Cette dynamique répond aux attentes exprimées collectivement par les facultés de médecine de Bordeaux, Limoges et Poitiers, les centres hospitaliers universitaires, les établissements de santé et l'ARS Nouvelle-Aquitaine pour ajuster les capacités de formation aux besoins des populations et aux priorités d'accès aux soins dans les territoires.

Renforcer les spécialités les plus en tension pour mieux répondre aux besoins de santé

L'augmentation du nombre de postes bénéficie, en priorité, à plusieurs spécialités confrontées à des tensions en matière de démographie médicale et d'accès aux soins.

Répondre aux besoins de santé des Néo-Aquitains en renforçant les spécialités prioritaires

C'est notamment le cas de la gynécologie-obstétrique, de la pédiatrie, de l'hépato-gastro-entérologie, de l'oncologie, de la médecine d'urgence, de la dermatologie et de l’ophtalmologie, spécialités pour lesquelles les besoins sont particulièrement importants dans de nombreux territoires de Nouvelle-Aquitaine.

Les capacités de formation progressent ainsi de manière significative en Nouvelle-Aquitaine :

  • Gynécologie-obstétrique : 30 postes ouverts (+9 postes ; +43 %) ;
  • Pédiatrie : 37 postes ouverts (+11 postes ; +42 %) ;
  • Hépato-gastro-entérologie : 18 postes ouverts (+5 postes ; +38 %) ;
  • Oncologie : 21 postes ouverts (+6 postes ; +40 %) ;
  • Médecine d'urgence : 54 postes ouverts (+11 postes ; +26 %) ;
  • Dermatologie : 13 postes ouverts (+3 postes ; +30 %) ;
  • Ophtalmologie : 16 postes ouverts (+4 postes ; +33 %).

La psychiatrie, spécialité également prioritaire au regard des enjeux de santé mentale, avait bénéficié ces dernières années d'une augmentation du nombre de postes ouverts en Nouvelle-Aquitaine (+ 4 postes entre 2024 et 2025 ; +2 postes en 2025 et 2026).

Renforcer la médecine générale, pilier de l’accès aux soins

La médecine générale progresse aussi avec 347 postes ouverts, soit 26 de plus qu'en 2025. Elle représente près de 40 % de l'ensemble des postes ouverts dans la région. Priorité est donnée au renforcement de l'offre de soins de premier recours et à l’installation des futurs médecins généralistes traitants partout en France.

Une dynamique portée collectivement pour répondre aux besoins des territoires

Ces résultats témoignent de la qualité du travail conduit collectivement par les universités, les CHU, les établissements de santé et l'ARS Nouvelle-Aquitaine. Les travaux menés en concertation ont permis de partager une analyse commune des besoins de santé de la population, d'identifier les spécialités les plus exposées aux tensions démographiques et de construire une vision régionale cohérente en besoins de formation médicale.

Les évolutions retenues pour l'année universitaire 2026-2027 répondent ainsi largement aux priorités portées par les acteurs régionaux et démontrent la pertinence du partenariat entre les universités, les CHU et l'ARS pour adapter les capacités de formation aux réalités des territoires.

Former davantage de médecins

En renforçant les capacités de formation dans les trois subdivisions universitaires de Bordeaux, Limoges et Poitiers, l’ARS Nouvelle-Aquitaine entend former davantage de médecins, au plus proche des besoins de santé des habitants.

Cet effort contribuera à accompagner le renouvellement des générations médicales, à renforcer les spécialités prioritaires et à améliorer durablement l'accès aux soins pour l'ensemble des Néo-Aquitains.

Une attention particulière sera toutefois portée à certaines spécialités de la subdivision de Limoges dans le cadre des prochains travaux relatifs à l’évolution des flux de formation. La psychiatrie et la radiologie enregistrent en effet une diminution d’un poste chacune par rapport à 2025. Les besoins de ces deux spécialités continueront d’être portés collectivement afin d’accompagner leur renforcement lors des prochaines évolutions des flux de formation.

Chiffres clés