Du 22 juillet au 30 octobre 2026, le Jardin des Plantes de Montpellier accueille une exposition exceptionnelle consacrée aux acariens. À travers des photographies spectaculaires et des récits accessibles à tous, le Centre INRAE Occitanie-Montpellier, l’Université de Montpellier et leurs partenaires invitent le public à découvrir ces animaux microscopiques qui jouent pourtant un rôle majeur dans la santé des sols, l’agriculture, les écosystèmes… et même notre quotidien.
Ils vivent dans les sols, sur les plantes, dans les océans, sur les animaux… et jusque sur notre peau. Pourtant, la plupart d’entre nous les ignorent. Minuscules cousins des araignées, les acariens comptent parmi les animaux les plus abondants et les plus diversifiés de la planète. Les scientifiques en ont déjà décrit près de 55000 espèces, mais ce nombre ne représenterait qu’une faible part de leur diversité réelle. Produite par le Centre INRAE Occitanie-Montpellier / l’UMR CBGP (Centre de Biologie pour la Gestion des Populations), en partenariat avec l’Université de Montpellier / l’École de médecine et L’Institut Agro Montpellier, l’exposition « Les acariens, sentinelles du vivant – Regards sur la biodiversité cachée » propose un voyage au cœur d’un monde invisible.
“Les photographies sont issues d’un concours qui a motivé des chercheurs de 18 pays, participants au XVIIe Congrès International d’Acarologie, qui se déroule pour la première en France, à Montpellier du 20 au 24 juillet 2026”, explique Denise Navia, acarologue au Centre de Biologie pour la Gestion des Populations, une unité mixte de recherche INRAE, CIRAD, IRD, L’IAM, Université de Montpellier. A travers 23 panneaux richement illustrés, le visiteur découvre comment les acariens participent au fonctionnement des écosystèmes, à la fertilité des sols, au contrôle naturel des ravageurs, mais aussi à la santé humaine et animale.
L’exposition déconstruit aussi quelques idées reçues. Si certaines espèces sont responsables de maladies ou de dégâts agricoles, beaucoup sont au contraire de précieux alliés. Certaines protègent les cultures en consommant des ravageurs, d’autres recyclent la matière organique ou servent d’indicateurs de la qualité des milieux. Les acariens sont aujourd’hui au cœur des recherches sur l’agroécologie, la biodiversité, le biocontrôle et l’approche « One Health », qui relie la santé des humains, des animaux et des écosystèmes. L’un des points forts de l’exposition réside dans la qualité exceptionnelle de ses images. Réalisées par des chercheurs du monde entier, les photographies en macrophotographie et en microscopie électronique révèlent un univers d’une beauté insoupçonnée. Couleurs éclatantes, architectures microscopiques et détails invisibles à l’œil nu transforment ces animaux méconnus en véritables œuvres d’art naturelles.
Le parcours rend également hommage au médecin montpelliérain Antoine Louis Dugès, l’un des pionniers de l’étude scientifique des acariens au XIXᵉ siècle, et montre comment les progrès de l’imagerie et de la génétique permettent aujourd’hui de mieux comprendre ces organismes essentiels au fonctionnement du vivant.
Conçue pour tous les publics, cette exposition bilingue (français-anglais) invite à porter un regard nouveau sur une biodiversité souvent invisible, mais indispensable.